« Sans frapper » : le nouveau film documentaire audacieux d’Alexe Poukine brise les idées reçues sur le viol

« Sans frapper » : le nouveau film documentaire audacieux d’Alexe Poukine brise les idées reçues sur le viol

Ce deuxième long-métrage de la réalisatrice Alexe Poukine propose un regard kaléidoscopique sur la question du viol, en mettant en scène à travers plusieurs voix le récit d’une victime.

Le nouveau documentaire d’Alexe Poukine aborde avec un parti pris de réalisation audacieux et éclairant la question du viol et des « zones grises » qui accompagnent très souvent ce « phénomène sociétal de grande ampleur ». Le film, en salles le 9 mars 2022, met en scène d’une manière originale et décalée le témoignage d’Ada, une victime.

A l’origine du film, une rencontre d’Ada avec la réalisatrice Alexe Poukine en 2013, à la fin de la projection de son premier long-métrage, Dormir, dormir dans les pierres. Ada lui raconte ce qui lui est arrivé neuf ans plus tôt.

Quand elle a 18 ans, Ada décide de partir s’installer à Lille avec sa meilleure copine, Mathilde. Les deux jeunes filles rêvent de la grande vie, loin des parents. Ada rencontre Hugo, avec qui elle vit son premier amour. Mathilde elle aussi a rencontré un garçon, prénommé Julien. Mais Hugo quitte Ada, et le petit ami de Mathilde lui avoue qu’il est amoureux de sa colocataire.

Mathilde s’en va. Ada accepte de passer une soirée avec Julien pour lever les ambiguïtés, dissiper le « malaise » qu’elle ressent en sa présence. Mais c’est l’inverse qui se produit. Ada, vierge, subit une relation sexuelle non consentie, puis une seconde, et encore une troisième, dans la même semaine. La jeune femme se rend aux trois rendez-vous avec Julien de son plein gré. Il lui faudra du temps pour mettre un mot sur ce qu’elle a subi et vécu comme une honte : un viol.

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